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Le mode de vie et les événements de l’existence peuvent induire des changements épigénétiques qui peuvent être à l’origine d’allergie ou autres maladies. L’épigénétique nous apprend que notre environnement, notre vie, nos émotions, les incidents de notre existence peuvent modifier nos gènes. Ces changements sont ensuite transmissibles à nos enfants.

L’épigénétique est ainsi une nouvelle branche de la génétique qui nous ouvre à de nouvelles perspectives face aux causes de nos maladies et à la manière de les appréhender.

Des chercheurs suédois ont établi que des périodes de disette chez les grands parents induisaient davantage de risque de diabète et une diminution de l’espérance de vie chez les petits enfants. Une étude a montré également que les femmes noires américaines descendantes d’esclaves concevaient des enfants de plus petite taille que celles qui n’avaient pas ce lourd passé familial.

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D’autres études ont également montré que nos gènes changeaient au cours de la vie. Non pas que les gènes étaient remplacés par d’autres. Non ! Il s’agit ici d’une modification de l’expression des gènes, c’est-à-dire que certains gènes s’activent alors que d’autres se ferment, avec tous les intermédiaires possibles entre ces deux extrêmes.

C’est ainsi que la pollution, le tabac, le stress, la mauvaise alimentation, la famine, les chocs émotionnels… peuvent modifier les gènes. Ces changements génétiques seront responsables ensuite de l’apparition de maladies comme les maladies cardiovasculaires, le diabète, le surpoids, le cancer… mais également comme les allergies et l’asthme.

Ainsi des événements survenus chez les parents ou les grands parents peuvent être à l’origine de modifications génétiques prédisposant aux allergies ou à l’asthme chez les enfants et les petits enfants. A ces changements héréditaires de l’expression de gênes, vont s’ajouter à ceux produits pendant la vie de la personne elle-même. Il a été ainsi démontré par exemple, que l’exposition au tabac chez les enfants (tabagisme passif) favorisait l’expression de certains gênes de prédisposition à l’asthme…

La connaissance de l’épigénétique nous permet de mieux comprendre aussi pourquoi de si nombreuses personnes sont touchées par ces maladies. Il suffit d’observer notre mode de vie moderne pour s’en convaincre.

Mais l’épigénétique ne s’arrête pas là. Car ce qui a été fait, peut être aussi défait… C’est du moins ce que semble indiquer l’étude GEMINAL (Gene Expression Modulation by Intervention with Nutrition And Lifestyle), qui a ainsi montré qu’un changement salutaire dans le mode de vie était capable en quelques mois, de modifier l’expression de gènes cancéreux chez des hommes atteints de cancer de la prostate et ne suivant aucun traitement…

Cette dernière étude est vraiment révolutionnaire… Elle nous enseigne que rien n’est jamais écrit et que nous tenons tous notre destin dans nos mains. Pour cela, il nous suffit de faire attention à notre alimentation (produits bio, régime méditerranéen ou du Dr Seignalet selon les besoins), de faire de l’exercice, de se détendre, de faire de la relaxation ou de la méditation… de prendre l’habitude d’exprimer nos problèmes et nos ressentiments, de rechercher le sens de notre vie… pour que des changements bénéfiques s’opèrent dans nos gènes et que peut-être nos troubles, voire nos maladies, comme les allergies et les asthmes, disparaissent…. Et si l’on y regarde bien. Tout ceci ressemble étrangement à ce qu’affirmaient les médecines traditionnelles : « changez le terrain et la maladie disparaîtra »…

Dr Luc Bodin
Septembre 2009

La médecine conventionnelle considère que les gènes sont acquis et immuables depuis la naissance jusqu’à la mort. Seules des mutations – produites par des rayonnements ou des polluants – la plupart du temps nocives voire cancérigènes, peuvent modifier notre génome. Mais l’épigénétique oblige à changer complètement ce point de vue. Elle démontre que notre environnement et les événements survenant au cours de notre vie peuvent changer l’expression de nos gènes. Le cancer ne fait pas exception à cette règle. 

Des phénomènes épigénétiques ont été évoqués par le biologiste Conrad Waddington dès 1942 quand il étudiait les implications de l’environnement sur les gènes et le phénotype[1] d’un individu. Mais il a fallu attendre ces dernières décennies pour que l’épigénétique entre enfin – mais très timidement – dans le domaine de la recherche moderne. Pourtant elle révolutionne la pensée médicale et peut conduire à de nouvelles voies thérapeutiques.

Les premières observations effectuées sur l’épigénétique ont démontré que le stress, la pollution, la mauvaise alimentation, les périodes de famine, le tabagisme, les fécondations in vitro (FIV), et même les vécus personnels peuvent modifier les gènes des individus. De plus, il fut démontré que ces changements étaient transmissibles aux enfants et aux petits-enfants. Ils sont donc héréditaires.

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Il faut comprendre, que ces situations ne vont pas « changer » les gènes – c’est-à-dire enlever un gène pour le remplacer par un autre. Elles vont par contre, les ouvrir ou les fermer selon les circonstances avec tous les intermédiaires possibles. On dit qu’elles changent « l’expression » des gènes. Il ne s’agit donc pas de mutations. On parle de modifications des gènes sans changement de l’ADN.

Nous savons que l’ADN est constitué de 30-35 % de gènes codant et de 65-70 % de gènes dits « silencieux » qui en constitue la partie intronique. L’épigénétique est capable de fermer des gènes codant pour ouvrir – permettre l’expression – de gènes jusque-là silencieux.

Pour « éteindre » un gène, il suffit de mettre un groupe méthyl (CH3) à la place d’un atome d’hydrogène (H) sur une base azotée du gène. La séquence d’ADN devient muette et ne peut plus fabriquer de protéines effectrices.

De nombreuses études passionnantes ont été réalisées sur les phénomènes épigénétiques. Il a été ainsi démontré que le mode de vie des grands-parents influençait l’espérance des petits-enfants. Mais aussi une autre étude effectuée sur 600 personnes, a mis en évidence qu’un tiers d’entre elles présentaient des modifications de leur génome en 10 ans de vie. Ce phénomène pourrait fort bien expliquer les maladies liées à l’âge comme le cancer.

Ces recherches ont établi que certaines maladies tiraient (en partie) leur origine d’un phénomène épigénétique. Ce sont : le cancer, l’obésité, le diabète de type 2, l’allergie, l’asthme, l’autisme, la schizophrénie et la maladie d’Alzheimer. Il est certain que de nombreuses autres maladies vont s’ajouter dans l’avenir à cette liste.

Un dernière étude appelée GEMINAL (Gene Expression Modulation by intervention with Nutrition and Lifestyle) parue dans « Proceedings » de l’Académie des sciences américaine, relayée par le Quotidien du Médecin (20/06/08), s’est intéressée à l’expression des gènes en cas de cancer de la prostate. Pour cela, les chercheurs ont étudié le génome d’une trentaine de volontaires qui avaient refusé tous les traitements conventionnels et qui ont accepté d’entrer dans cette étude. Ils avaient tous un taux de PSA inférieur à 10 ng/ml et un score de Gleason à 6 sur les biopsies.

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Le protocole qu’ils ont suivi pendant 3 mois, consistait en :

  • Modification de leur alimentation : pauvre en lipides et riche en aliments complets et crudités.
  • Supplémentation en soja, sélénium, huile de poisson, vitamines C et E.
  • Gestion du stress par yoga, stretching ou relaxation, une heure par jour.
  • Marche pendant 30 minutes par jour.
  • Groupe de soutien une fois par semaine.

Après trois mois, de nouvelles biopsies avec étude de leur génome ont été réalisées. Elle a permis d’établir de nombreuses modifications génomiques, notamment la sous-régulation (diminution de l’expression) de certains gènes cancéreux comme les oncogènes de famille RAS (RAN, RAB14 et RAB8A) et le gène SHOC2 qui favorisent l’activation des androgènes et de la division cellulaire. Les gènes activateurs de  facteur de croissance (IGF) ont aussi été sous-régulés. Par ailleurs les PSA libres (marqueurs prostatiques) s’étaient améliorés chez les 30 participants.

Il ne faut pas vouloir conclure trop vite de cette étude (trop limitée en nombre et en durée) que le seul changement du mode de vie peut amener à guérir le cancer de prostate. Il faut plutôt considérer que des modifications dans le mode de vie contribuent énormément à la guérison de cette maladie cancéreuse en complément des traitements conventionnels. Ces changements permettront de traiter en profondeur le terrain cancéreux, qui est un élément essentiel contre les éventuelles récidives cancéreuses.

Dr Luc Bodin

 

Un traitement préventif de l’allergie quelques mois avant la période de la pollinose est conseillé pour être fin prêt lorsqu’elle arrivera.

Des désensibilisations sont souvent proposées. Elles sont surtout efficaces lors d’allergie confirmée à un seul allergène. Elle nécessite des injections régulières pendant plusieurs Il est bien de commencer un mois voir 2 à 3 ans. De nouvelles désensibilisations sous forme d’immunothérapie sub-linguale (à laisser fondre dans la bouche) commencent à être utilisées. Elles ont l’intérêt d’avoir moins d’effets secondaires et d’éviter les injections. Mais ces solutions sont lourdes, non toujours efficaces et fastidieuses. De plus, il y a toujours le risque de voir déplacer le problème sur un autre allergène.

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Par ailleurs, une alimentation légère, pauvre en sucreries et laitages, associée à des oligoéléments de manganèse et de soufre (1 ampoule le matin en alternant les deux produits) seront la base du traitement de fond.

Des doses de Pollen 30CH et Poumon histamine 15CH (une dose le dimanche en alternant les deux produits) les complèteront avec une préparation comportant :

  • Raphanus D1
  • Ribes nigrum Bg MGD1          à : 100 gouttes avant dîner le soir
  • Rosa canina Bg MGD1 

D’autres remèdes ont aussi un grand intérêt contre l’allergie comme les Poconéol 5 + 7 + 16  (15 gouttes de chaque par jour) et les œufs de caille.

Il est possible d’avoir recours au TAT (Tapas acupressure technique), à des séances d’acupuncture et même de sophrologie.

Enfin, il est intéressant d’essayer de comprendre le sens symbolique de l’allergie qui est attribué à la « la résistance aux changements », soit parce que vous vous opposez aux changements, soit parce que la situation générale s’oppose à vos projets…

Luc BODIN

 

 

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Les huiles essentielles les plus intéressantes contre les allergies, dont fait partie le rhume des foins, sont Chamaemelumnobile et Matricariarecutita. J’y ajouterais le Rosmarinusofficinalis pour assurer un bon drainage hépato-biliaire qui, associé à une alimentation légère, nettoiera l’organisme. Cela limitera aussi de manière importante le risque de survenue de rhume des foins.

Ces trois huiles essentielles peuvent être mises dans une même préparation et prises à raison de 2 gouttes par jour en préventif par oral ou mieux en applications sur la poitrine par exemple. Il faudrait passer à 2 gouttes deux à trois par jour en cas de crise allergique.

Luc BODIN

Imupro est un examen qui permet à partir d’une simple prise de sang, de déterminer les aliments responsables d’intolérances alimentaires parmi 100, 200 ou 300 aliments testés. Ce bilan est très utile lorsque l’on connaît toutes les répercussions que peut avoir une simple intolérance alimentaire sur la santé d’une personne.

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Les intolérances alimentaires sont extrêmement fréquentes (jusqu’à 45% de la population) et généralement difficiles à diagnostiquer. Les plus connues sont celles concernant les laitages de vache et le gluten. Mais de nombreux autres aliments peuvent être en cause. De plus, il est possible d’être intolérant à plusieurs aliments à la fois.

Comme les travaux du Docteur Seignalet l’ont montré, les intolérances alimentaires sont à l’origine de nombreux problèmes de santé : allergies, fatigue, colite, maladie de Crohn, surpoids, diabète, rhumatisme, maladies chroniques, etc. sans oublier l’hyperperméabilité intestinale qui est la porte ouverte aux maladies auto-immunes et aux infections chroniques…

Pour effectuer le test Imupro, il suffit d’effectuer une simple prise de sang dans un centre d’analyses médicales. Celui-ci acheminera ensuite le prélèvement vers le laboratoire qui effectuera l’analyse.

Les intolérances se développent au fur et à mesure de la vie de façon spontanée et souvent silencieuse, du moins au début. Elle se traduit par des troubles et des symptômes variés et souvent difficiles à relier à une intolérance alimentaire. D’ailleurs, généralement le lien existant entre l’intolérance alimentaire et le problème de santé n’est pas perçu par la personne. Cela est bien différent des allergies qui elles, se traduisent par des manifestations évidentes : éruption cutanée, gonflement des lèvres, rétrécissement de la gorge, éternuement… et une élévation des IgE sur les prises de sang.

L’analyse Imupro consiste à rechercher les intolérances (et non les allergies) par la présence d’un taux d’anticorps (Immunoglobuline G ou IgG) anormalement élevé, dirigé contre les aliments testés. Cette élévation de IgG signalera immédiatement l’existence d’une intolérance alimentaire.

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Les résultats fournis par le laboratoire vont exprimer à la fois la présence et le degré de l’intolérance pour chaque aliment, sur une échelle de 0 à 4 :

  • Classe 0 : pas d’intolérance sur l’aliment testé.
  • Classe 1-2 : présence d’une faible intolérance contre l’aliment testé.
  • Classe 3-4 : présence d’une forte intolérance contre l’aliment testé.

Ces distinctions sont importantes parce qu’en cas d’intolérance alimentaire, une éviction de l’aliment en cause est nécessaire, afin de laisser le système immunitaire se reposer. Puis il faudra réintroduire l’aliment progressivement afin de donner à l’organisme l’opportunité de s’adapter à l’aliment et ainsi de le tolérer (ce qui fait disparaître l’intolérance).

La feuille de résultats passe en revue les différentes familles alimentaires (viandes, poissons, laitages, céréales, fruits, légumes…) et indique les aliments à éviter ou à surveiller. Elle indique également les aliments dérivés des substances qui présentent une intolérance.

Parallèlement à cette éviction, il est conseillé d’effectuer des rotations alimentaires parmi les aliments tolérés, par exemple une rotation alimentaire de 5 jours est un bon rythme. Elle évite de consommer le même aliment sans le savoir, et par là la survenue de nouvelle intolérance alimentaire. Il est aussi conseillé pendant cette phase de suivre uniquement une alimentation naturelle, c’est-à-dire d’éviter les plats préparés, les sauces prêtes à l’emploi, etc. La rotation alimentaire est donc un élément essentiel dans la lutte contre les intolérances alimentaires, mais aussi pour prévenir la survenue de nouvelles…

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Il faut savoir que la durée de l’éviction alimentaire est différente selon que l’on a affaire à une intolérance moyenne ou forte.

  • Moyenne : éviction de 8 à 16 semaines.
  • Forte : éviction de 32 à 52 semaines voire davantage.

Cette mise en évidence des intolérances et leur éviction permet de prendre conscience que certaines habitudes alimentaires habituellement sans effet néfaste pour la majorité de la population, peuvent présenter des effets délétères sur la santé de certaines personnes.

Le changement  d’abitude alimentaire est généralement aisé, mais il peut être plus délicat selon le nombre et l’importance des intolérances alimentaires présentées par la personne. Le retour à la santé est à ce prix.

Malheureusement, cet examen a un coût  : 250 à 500 euros selon le nombre d’aliments testés… et il n’est pas remboursé par la sécurité sociale. Le côté positif est qu’il n’est pas utile de le renouveler : un test suffit

Luc BODIN

Le nez qui coule est un phénomène de plus en plus fréquemment rencontré ces dernières années. Il y aurait ainsi environ 25 % de la population qui serait touchée par les allergies en France, contre à peine 4 % dans les années 60. Pour l’OMS, l’allergie se situe au quatrième rang des maladies chroniques. Elle résulte d’une réaction immunitaire excessive face à une substance étrangère.

La rhinite allergique est caractérisée par des éternuements à répétition, des chatouillements au niveau du nez, des yeux rouges qui picotent, un palais qui démange, un nez par où s’écoule un liquide aqueux transparent ou au contraire un nez qui se bouche. Il peut y avoir associé une perte de l’odorat.  Les symptômes sont ainsi très proches de ceux d’un simple rhume. Les différences principales résident dans la chronicité des troubles et l’absence de contexte fébrile.

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La rhinite est donc due à une inflammation des muqueuses nasales, mais aussi souvent buccales et oculaires. C’est pourquoi la rhinite allergique peut être associée à d’autres pathologies comme une conjonctivite, une sinusite, une otite voire un asthme.

Lorsque des substances étrangères pénètrent dans l’organisme, le système immunitaire se met en branle afin de les éliminer. En cas d’allergie, après une première phase de sensibilisation (premier contact avec l’allergène), sa réaction est excessive et inappropriée induisant l’inflammation (la réaction allergique) des muqueuses touchées. Dans ce cas, la substance étrangère prend le nom d’allergène. 

Luc BODIN

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Il existe deux types de rhinites allergiques :

  • La rhinite allergique saisonnière ou rhume des foins, qui survient tous les ans à la même période de l’année pour la même personne. Elle est due à l’arrivée des pollens.
  • La rhinite allergique perannuelle, qui persiste toute l’année et qui est souvent associée à un asthme. Les allergènes en cause sont les poussières, les acariens, les poils d’animaux, les moisissures…

Ensuite selon la persistance des symptômes, on parlera de rhinite persistante ou intermittente selon qu’elle dure plus ou moins quatre jours par semaine, ou plus ou moins quatre semaines par an.

Enfin les quatre facteurs de gravité de la rhinite allergique sont :

  • Existence d’un trouble du sommeil pouvant induire un état de fatigue.
  • Impact sur les activités quotidiennes.
  • Impact sur les activités professionnelles ou scolaires.
  • Existence de symptômes gênants : nez bouché, perte de l’odorat, démangeaisons intenses…

Luc BODIN


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Il existe un certain nombre d’allergies croisées. C’est-à-dire que des personnes allergiques par exemple à un pollen, vont développer de ce fait, une allergie à un aliment. Ou inversement, une personne allergique à un aliment deviendra allergique à un pollen par exemple, une sensibilité à certains fruits (pomme, cerise, abricot) induisant une allergie au pollen de bouleau. Ce mécanisme serait très fréquent et se rencontrerait dans près de 50 % des cas.

La cause proviendrait d’une partie de la structure moléculaire qui serait semblable entre le pollen et l’aliment. Cela expliquerait aussi pourquoi les problèmes intestinaux sont souvent liés aux rhinites allergiques. 

Luc BODIN

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La rhinite allergique est en forte augmentation ces dernières années. Plusieurs raisons sont avancées pour expliquer cela :

  • La diminution des infections liées à l’hygiène et à l’antibiothérapie favorise le développement de réponse immunitaire davantage de type allergique qu’infectieux.
  • Certains auteurs font également état que l’augmentation du nombre d’allergiques correspondrait à l’augmentation du nombre des vaccins prodigués dans la petite enfance. Ce phénomène serait-il lié à une diminution des infections ou à une réaction immunitaire déclenchée par le vaccin lui-même ? Pas de réponse actuellement.
  • Une exposition accrue aux allergènes domestiques à cause d’une meilleure isolation des maisons.
  • Le tabagisme passif…  mais aussi des fumées de cheminée et autres.
  • La pollution atmosphérique ainsi que les produits chimiques irritants à usage professionnel, mais aussi domestique : aérosols, détartrants, parfums, solvants, colles, etc. qui vont induire une irritation des muqueuses nasales et oculaires favorisant ainsi une réactivité plus grande face aux allergènes.
  • Des pollens plus agressifs à cause notamment de la pollution et aussi des changements climatiques et atmosphériques. Un arbre au bord d’une simple route de campagne serait ainsi capable de produire un pollen jusqu’à 30 % plus agressif. Ainsi un pollen plus agressif et des muqueuses irritées… font un bon cocktail pour l’apparition d’allergies.
  • Des modifications des habitudes alimentaires.
  • Une flore intestinale déséquilibrée consécutivement aux antibiotiques, aux infections, à l’alimentation industrielle… mais aussi aux intolérances alimentaires… Car cette flore est un élément très important du système immunitaire.
  • Des facteurs génétiques sont un risque important pour déclencher une rhinite allergique. Ainsi si un parent est allergique, son enfant a entre 20 et 40 % de risque supplémentaire d’être allergique. Si les deux parents sont allergiques, ce risque croît à 50 à 80 %.
  • Enfin le stress, bien que favorisant la sécrétion de cortisol, semble un facteur aggravant de la réaction allergique.
  • Signalons enfin que certaines ondes (champs électromagnétiques) seraient capables d’induire des phénomènes allergiques alors que d’autres seraient capables de les arrêter. 

Luc BODIN

L’éviction de l’allergène est toujours chose souhaitable, mais pas toujours aisée à réaliser. Elle permettra de diminuer les symptômes et non de les arrêter.

Ensuite, les traitements symptomatiques sont nombreux :

  • Les antihistaminiques vont bloquer l’histamine qui est une substance importante de la réaction allergique. Leur principal inconvénient est qu’ils induisent de la somnolence. Mais ce phénomène est moindre avec les antihistaminiques de nouvelle génération.  Ils se présentent sous forme de traitement oral (voie générale) ou local (gouttes nasales ou oculaires). La forme locale est à favoriser, car limitant les effets secondaires.
  • Les corticoïdes sont toujours les traitements les plus efficaces contre les symptômes de l’allergie. Ils ont une action anti-inflammatoire puissante et bloquent la réaction allergique. Par contre, leur usage doit être limité compte tenu de leurs effets indésirables : gastrite, ulcère, baisse immunitaire, diabète, etc. Il existe maintenant des produits locaux qui sont plutôt à favoriser notamment en cas d’obstruction nasale ou de perte de l’odorat.
  • Les décongestionnants s’utilisent aussi par voie orale ou locale, éventuellement en association avec les antihistaminiques. Ils ont une bonne action sur les obstructions nasales.
  • Les cromones par voie locale.

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Autrement la base du traitement repose sur une immunothérapie appelée plus communément désensibilisation. Le but est de limiter les réactions immunitaires face à un allergène et aussi de prévenir le passage de la rhinite vers l’asthme.

Ce traitement ne peut être indiqué que s’il n’existe qu’un à deux allergènes maximum. La désensibilisation n’intéresse que les allergènes des voies respiratoires (acariens, poils, pollens…) et les venins d’hyménoptères, mais pas les allergies aux aliments, aux médicaments ni les allergies de contact. Elle consiste à administrer des doses croissantes d’allergène afin d’habituer peu à peu l’organisme à sa présence. Cela prend du temps : environ 3 à 5 ans pour un résultat qui n’est pas certain.

Aujourd’hui, il y a deux modes d’administrations possibles : la voie injectable (sous-cutanée) et la voie sub-linguale (en gouttes) qui induisent beaucoup moins de réactions indésirables. 

Luc BODIN